Previous Article Next Article 1 étudiant français sur 2 pense que son futur métier n’existe pas encore

1 étudiant français sur 2 pense que son futur métier n’existe pas encore

1 étudiant français sur 2 pense que son futur métier n’existe pas encore Posted on septembre 7, 2018

49 % des étudiants français pensent se former à des métiers qui n’existent pas encore, selon une nouvelle étude Kaspersky Lab menée ce mois d’août sur la vision de leur carrière à la sortie de l’université. Dans le panel réunissant 1 000 étudiants allemands, anglais, espagnols, français, italiens et néerlandais, les Français se situent légèrement au-dessus de la moyenne européenne qui est à 42 %, et juste après les étudiants allemands qui sont 56 % à répondre en ce sens.

Sous l’effet des avancées technologiques, les métiers évoluent en permanence. Même les postes traditionnels dans la médecine et l’agriculture s’adaptent sans cesse aux technologies dont ils dépendent à présent. Voici quelques exemples de métiers auxquels les étudiants d’aujourd’hui doivent se préparer :

  • Télé-chirurgien : les chirurgiens n’auront plus besoin d’être physiquement présents dans la salle d’opération mais piloteront plutôt à distance des machines intelligentes sans poser un doigt sur leurs patients.
  • Spécialiste des interactions homme-robot : si les robots doivent travailler et évoluer aux côtés des êtres humains, il faudra leur apprendre à interagir avec les subtilités de nos émotions et nous devrons nous-mêmes apprendre à communiquer efficacement avec une machine.
  • Architecte en réalité augmentée : la réalité augmentée enrichit l’expérience utilisateur en plaquant des images virtuelles sur des vues réelles. Les architectes spécialisés dans ce domaine pourront appliquer virtuellement des modèles 3D d’un bâtiment dans l’espace où il se dressera afin de mieux le visualiser au sein de son environnement.
  • Développeur domotique : une maison intelligente nécessite un écosystème adapté aux habitudes et besoins de ses occupants, à leur espace et à leur dynamique familiale. Des développeurs créatifs devront donc concevoir des systèmes et algorithmes capables de s’adapter à un éventail considérable de configurations de foyers distinctes.
  • Designer de vêtements imprimés en 3D : les vêtements seront de plus en plus produits sur ordinateur, révolutionnant leur processus de fabrication. Le designer 3D devra concevoir des articles pouvant être réalisés intégralement par des machines.

« Il est surprenant que seuls 40 % des étudiants pensent que leur futur métier n’existe pas encore car la quasi-totalité des carrières sous leur forme actuelle vont changer radicalement au cours des 20 prochaines années à mesure que les nouvelles technologies et l’industrie 4.0, en particulier l’intelligence artificielle, révolutionneront le monde du travail et les compétences recherchées. La capacité d’adaptation et la formation continue sont essentielles, c’est pourquoi les étudiants doivent toujours se demander comment leurs compétences transférables pourraient s’appliquer à toute carrière qu’ils finiront par choisir », observeSteve Sully, directeur associé du cabinet de recrutement international Robert Half Technology.

La formation à ces futurs métiers, qui reposeront entièrement sur les nouvelles technologies et les systèmes connectés, constituera une obligation pour les spécialistes en cybersécurité, notamment pour ces domaines :

  • Santé connectée – Il s’agit de protéger les machines connectées, utilisées par les télé-chirurgiens pour des opérations critiques, contre les malwares et les piratages.
  • Internet des objets (IoT) – L’écosystème des maisons intelligentes devra être sécurisé contre les menaces causées par des vulnérabilités permettant à un pirate de s’introduire dans un réseau.
  • Sécurité personnelle – L’élaboration de règles robustes et éthiques pour les interactions homme-robot sera l’une des missions les plus cruciales des experts en sécurité afin de protéger aussi bien les robots que les êtres humains.

« La cybersécurité est cruciale aujourd’hui et le deviendra encore plus à mesure que la technologie deviendra le principal facilitateur de ces futurs métiers. De la sécurité des patients à la protection des êtres humains contre les dérapages de l’IA, la sécurité doit être intégrée dans tous les processus technologiques car des individus malveillants n’auront de cesse d’exploiter les opportunités offertes par un monde de plus en plus connecté. A l’heure actuelle, il existe une véritable pénurie de compétences dans ce secteur critique, aussi j’exhorte les étudiants à envisager d’y faire carrière », commente Eugene Kaspersky.

Kaspersky Lab encourage les étudiants à se montrer créatifs pour rechercher des solutions afin de nous protéger contre les menaces du futur, à travers un nouveau concours qui leur est destiné : la Secur’IT Cup. Cette compétition est ouverte aux étudiants du monde entier, quel que soit leur cursus. Les participants ont la possibilité de remporter un prix de 10 000 dollars, en ayant la chance de côtoyer des étudiants partageant le même état d’esprit, et d’avoir un aperçu de ce en quoi consiste le travail dans ce secteur. L’objectif cette année sera de résoudre des problématiques dans les domaines de la santé connecté, de l’Internet des Objets, et de la sécurité personnelle. Celles-ci paraissaient relever de la science-fiction il y a quelques années encore mais qui deviennent bel et bien des réalités pour les technologies et industries d’aujourd’hui.

Patimat Darbisheva, l’une des finalistes de l’an passé qui a travaillé sur un projet visant à prévenir l’espionnage industriel, témoigne : « La participation à la Secur’IT Cup offre la possibilité d’acquérir de l’expérience en résolvant des problèmes intéressants et concrets qui recouvrent différents domaines d’expertise. Elle permet de mettre en pratique ses compétences, même si l’on a aucune expérience technique. Il n’est pas même nécessaire de posséder une connaissance ou une expérience approfondie de l’informatique car il s’agit plus d’avoir un esprit ouvert et curieux, la capacité à résoudre des problèmes et, surtout, de bien présenter le tout ! L’atmosphère stimulante de la compétition m’a vraiment aidée à croire en moi et j’ai adoré faire tant de nouvelles rencontres avec des gens d’horizons si différents, quelle que soit leur place en finale. »